Ils l'ont dit ou écrit ...

 

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Le Grenelle de l'environnement...    

                          Articles de la Presse à lire et à relire

 

Roselyne Bachelot

  Corine Lepage 

   Serge Lepeltier 

 François Loos 

 

Claude Allegre

 Daniel Cohn-Bendit

 Pierre Radanne 

Nelly Olin le 5/10/2006 Nelly Olin le 14/10/2006 Ségolène Royal  Dominique Voynet   Albert Jacquard  Jean-Marc Jancovici    

 

François Loos, ministre de l'Industrie sur France3 
le 22 novembre 2006 (suite à la visite des élus nivernais)

"Ce n'est pas indispensable de se lancer dans l'exploitation d'une mine de charbon en France aujourd'hui, ça je vous le dis tout de suite c'est clair"

"Les pétitionnaires vont poursuivre leurs demandes donc j'attends que les pétitionnaires aient conscience des engagements qu'ils vont avoir à respecter, c'est ce que j'ai expliqué aux élus"

Nelly Olin,ministre de l'écologie et du développement durable
réaffirme son engagement écologique le 14 octobre 2006 

"L'énergie charbon reste la plus polluante en terme d'effet de serre"

"Je suis tout à fait en phase avec mon collègue ministre de l'Industrie, François LOOS, et nous partageons le même point de vue sur la question. je suis tout à fait attachée à l'emploi et à créer des opportunités économiques, et je crois qu'il y a des secteurs d'avenir beaucoup plus intéressants que sont les énergies renouvelables ou les écotechnologies..."

Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable
le 5 octobre 2006 sur RMC à 8h35
Interview de Jean-Jacques Bourdin

J.J.B : « Et le charbon ? »

 N. O : « Le charbon c’est une énergie fossile sur laquelle moi je ne peux pas moi autoriser d’ouverture de centrale, je le dis clairement »

J. J. B. : « Vous dites non à l’ouverture de centrale ? au charbon »

N. O. : « je dis qu’aujourd’hui, il y a un projet dans la Nièvre, je ne donnerais pas mon aval ni ma caution. Le charbon PROPRE peut-être mais il faut encore des années de recherche. Le charbon tel qu’il est aujourd’hui, ça émet beaucoup trop de gaz à effet de serre donc ça va contribuer à nouveau à faire avancer la détérioration de notre climat »

...

 

18/09/2006
Albert Jacquard

Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, docteur en biologie humaine et diplômé de l’Institut de Statistique de Paris, Albert Jacquard a enseigné la génétique des populations aux universités de Paris VI, de Genève et de Louvain-la-Neuve. Il a été responsable du service génétique de l’Institut National d’Etudes démographiques, expert en génétique auprès de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et membre du Comité national d’éthique.

 « Ce projet de mine de charbon me semble un bel exemple de décision prise à partir de calculs économiques qui ne tiennent compte que d’une faible partie des conséquences. Celles-ci s’étendront sur une longue durée alors que les économistes ne savent définir que le court terme. Il paraît déraisonnable de provoquer des changements pour beaucoup imprévisibles et irréversibles pour un gain immédiat sans doute illusoire. »

Jean-Marc Jancovici, ingénieur, expert climatique indépendant et consultant sur le réchauffement climatique

C'est hérétique de permettre cette exploitation. Mon petit calcul est qu'une centrale à charbon de 1000 MW électriques ferait à elle toute seule 1,5% des émissions de CO2 de la France. Si on veut être sérieux dans la lutte contre le changement climatique, on ne fait donc pas cette centrale (ni donc la mine). Il faut abreuver la presse de communiqués sur le thème "comment peut-on être sérieux sur le changement climatique et autoriser ça". Si nous ne voulons ni nucléaire supplémentaire ni charbon supplémentaire, il faut en tirer la conclusion qui s'impose, à savoir limiter la consommation d'électricité (les éoliennes sont hors course : http://www.manicore.com/documentation/eolien.html). Limiter la  consommation, cela porte un très vilain nom : les taxes (le raisonnement de cette page est transposable à l'électricité : http://www.manicore.com/documentation/taxe.html).
Par voie de conséquence, un opposant "logique" à cette centrale est aussi "logiquement" favorable à une hausse progressive des taxes sur l'électricité (ce qui est mon cas). 

Roselyne Bachelot

 

Ancien ministre de l'Ecologie, en visite dans la Nièvre samedi 23 septembre 2006, s'est déclarée opposée au projet de mine à ciel ouvert de Lucenay-lès-Aix/Cossaye.

"Ce projet est un contre-signal écologique tout à fait important", a renchéri Roselyne Bachelot (UMP), avant d'inaugurer à Nevers les locaux de la nouvelle permanence de l'UMP.

Mme Bachelot a estimé, dans un entretien téléphonique avec l'AFP, que ce projet était "tout à fait inapproprié au moment où l'on parle tant de respect du protocole de Kyoto dans le débat politique".

"Si cette mine doit voir le jour, elle s'accompagnera de la création d'une centrale thermique. Il conviendra alors que ses promoteurs achètent la totalité des permis d'émission" mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto, a-t-elle souligné.

 

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L'ancien ministre de l'environnement, Serge Lepeltier, est monté au front, ce samedi 23 septembre 2006, contre le projet d'exploitation d'une mine de charbon à Lucenay-les-Aix dans la Nièvre. Avec force d'arguments à l'appui.

 

«Le charbon c'est 50% de gaz à effet de serre supplémentaire par rapport au pétrole, et 100% par rapport au gaz», avance d'entrée l'ancien ministre. Et il l'affirme haut et fort : «Non seulement le charbon propre ça n'existe pas, mais c'est une énergie reconnue pour ses émissions importantes de gaz à effet de serre. La séquestration du gaz carbonique n'existe pas. Il y a bien des recherches en la matière, mais elles ne sont pas stabilisées».

Voilà pour les arguments techniques. Mais ils ne sont pas les seuls avancés par Serge Lepeltier : «Ouvrir une mine et exploiter le charbon pour produire de l'électricité serait en totale contradiction avec notre souhait, celui de la France et d'autres pays, de voir la Chine diminuer sa consommation de charbon». Et puis l'ancien ministre va plus loin : «Comment peut-on demander aux entreprises françaises de diminuer leurs rejets, pour respecter le protocole de Kyoto, et dans le même sens décider de relancer l'exploitation du charbon. Là encore, la contradiction est énorme et ne peut pas être justifiée».

 

Daniel Cohn-Bendit dans le Journal 
du Centre du 9/12/2006

La France est en surcapacité et pourvoit en électricité d'autres pays. Le charbon a toujours été subventionné par l'Europe et par ses Etats. C'est la raison première de son maintien et cela reste vrai pour les soi-disant projets d'avenir.
La priorité doit être la réduction de nos besoins en énergie, tout en maintenant notre qualité de vie. Mieux consommer au lieu de produire plus.

La France n'a pas besoin de nouvelles unités de production électrique en base et semi-base avant 2023-2028. Elle n'est insuffisante qu'en période de crête. Le projet de la Nièvre prévoit un fonctionnement sur près de 7 mois (5000 heures par an). Il ne s'agit pas d'une production de crête...

Le charbon propre est un leurre. Le rejet zéro n'existe pas. Si des progrès importants ont bien été accomplis avec les filtres à poussières pour le soufre et le monoxyde de carbone, le charbon conserve une tare rédhibitoire : le CO2. La centrale de Lucenay/Cossaye devrait en rejeter de 5 à 6 millions de tonnes par an. Le charbon propre est un "mythe".

Les techniques de captage-stockage de CO2 demeurant expérimentales et trop onéreuses. Sans compter les problèmes de fuites potentielles du stockage, d'acidification des roches, de pollutions des nappes phréatiques... Le premier projet pilote mondial est en cours en Allemagne. Il sera mis en service mi 2008.  Il devrait coûter 40 millions d'euros pour une puissance futile de 30 MW.  Le principe de précaution environnementale devrait nous conduire à privilégier les solutions d'économies d'énergie et d'énergies renouvelables. L'urgence nous impose un moratoire sur les centrales au charbon en France ou en Allemagne...

 

Ségolène Royal

Sur les problèmes environnementaux, l'ancienne ministre de l'Environnement tient un langage à la hauteur de l'urgence planétaire, en faisant de la fin du pétrole le point central de la restructuration de l'ensemble des politiques publiques : «C'est une question de survie, l'environnement doit donc être intégré à toutes les décisions publiques et privées qui sont prises.» Elle prend le soin d'ajouter : «La protection de l'environnement est liée à la démocratie et à l'exigence de transparence. Tous les mensonges officiels que l'on a connus à propos du nuage de Tchernobyl, de l'amiante, des OGM, ont permis de ne pas remettre en cause des habitudes, des puissances financières, des rapports de force et des intérêts corporatifs. Quand il y aura la transparence totale et quand l'information scientifique sera donnée sur l'impact de la dégradation de l'environnement, sur la santé publique, alors les gens se bougeront, et les politiques prendront les bonnes décisions.» 

 

Corine Lepage

CAP 21, parti écologiste fondé par l'ancienne ministre Corinne LEPAGE s’oppose au projet d’ouverture d’une mine de charbon couplée à une centrale thermique de 1000 Mégawatts à Lucenay-lès-Aix/Cossaye dans la Nièvre (Bourgogne).

A l’heure de la lutte engagée contre le réchauffement climatique et des engagements internationaux de la France (protocole de Kyoto), la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit être la priorité des politiques publiques.

Le projet envisagé n’apparaît pas compatible avec ces objectifs. Les centrales au charbon restent les centrales électriques les plus polluantes et les plus émettrices de gaz à effet de serre même avec l’amélioration des rendements (450 grammes de C02 par kWh produit contre 214 pour le gaz naturel).

Le captage et le stockage du CO2 en sous-sol posent encore de nombreuses questions sur le plan technologique, environnemental et économique empêchant dans un avenir proche la réalisation de centrales au « charbon propre ».

CAP 21 milite pour une utilisation rationnelle de l’énergie (maîtrise de la consommation) et la diversification du mix énergétique en faveur des énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, biomasse…) dont les bénéfices pour les territoires sont importants : développement local, création d'emplois de proximité, réduction de la facture énergétique et sécurité d'approvisionnement.

Par ailleurs, un tel projet aura immanquablement d’importantes répercussions sur la qualité de vie du territoire concerné et engendrera de nombreux impacts et nuisances pour l’environnement et les populations proches qui ne peuvent être sacrifiés sur l’autel de considérations purement économiques et financières.

D’autres modes de développement conciliant l’économie, l’environnement et la qualité de la vie sont possibles, à condition que l’Etat s’en donne les moyens.

Par Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21

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Le 20/08/2006 : e-mail adressé à un adhérent de l'ADSN

"Interviewée sur RMC, j'ai pris position contre ce projet en tous points négatifs, même s'il crée des emplois, sachant qu'il en détruira d'autres." 
Corinne Lepage

 

 

Dominique Voynet
Communiqué de presse du 14 septembre 2006

Dominique Voynet dénonce avec inquiétude le projet d’ouverture d’une mine de charbon à ciel ouvert ainsi que d’une centrale thermique de 1000 mégawatts sur les communes de Cossaye et de Lucenay-lès-Aix dans la Nièvre.

Alors que la France s’est engagée dans une voie de réduction des émissions de gaz à effet de serre prévue par la ratification du Protocole de Kyoto et a affiché son attachement à la préservation de l’environnement en adoptant la Charte de l’Environnement, le projet de retour au charbon est incohérent et incompréhensible.

Les conséquences environnementales, en terme de rejet de poussières et de gaz à effet de serre (d’une tonne de charbon émane 3,7 tonnes de GES), consécutives à l’exploitation de la mine à ciel ouvert et au transport lié à cette activité sont désastreuses, d’autant plus que l’importance des émissions de CO² et de méthane (CH4) produites par la combustion du charbon a des effets graves aussi bien sur la santé de la population que sur l’avenir de l’activité agricole de cette région.

Dominique Voynet met en garde les élus de la Nièvre contre la facilité à laquelle ils pourraient céder en invoquant les créations d’emplois liées à ce projet. Aujourd’hui, plus que jamais, il faut avoir le courage de dire « non » à ce projet écologiquement désastreux. Il y a urgence sur le climat, on ne peut plus faire comme si de rien n’était.

Dominique Voynet soutient et encourage la pugnacité des Verts de la Nièvre, des associations environnementales et des élus locaux qui se battent contre l’ouverture de cette mine de charbon à ciel ouvert et la construction d’une centrale thermique et demande au gouvernement de réorienter sa politique énergétique vers les énergies renouvelables.

 

 

Claude ALLEGRE sur France Inter
le mercredi 11/10/2006 à 8h30

 

"Je critique le fait qu'on fait peur aux gens, mais on ne fait rien. M. Gore, en tête, qu'est-ce qu'il a fait contre l'effet de serre ? Il n'a pas pris les mesures qui auraient du être prises.

Les mesures moi je vous les dis tout de suite, par exemple prenons la mesure d'interdire en ville toute voiture qui ne soit pas hybride, ça c'est une proposition simple qu'on peut prendre et décider de le faire sur 10 ans. On peut aussi décider d'arrêter les centrales au charbon, on peut décider un certain nombre de choses concrètes"...

 

Pierre RADANNE, ex-directeur de l'ADEME (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et ancien directeur de cabinet de Dominique Voynet lors de la conférence à Lucenay-les-Aix du 31/10/2006

"La France n'a pas besoin d'une centrale thermique de 1000 MW.  La France n'a pas besoin de source nouvelle d'électricité avant 2025.
La France a actuellement une capacité de production exportatrice. La durée de vie d'une centrale neuve est d'environ 50 ans. On ne peut pas rester d'ici 2050 avec cette technologie de charbon. En 2020-2030, on fera des chaudières avec pré captage et séparation du CO2. Si une centrale n'est pas prévue dès le départ pour capter le CO2, son adaptation ultérieure est impossible ou à un coût exorbitant...

On a besoin d'une politique énergétique d'ensemble. Vous avez de l'or sous les pieds, gardez-le. Quand les technologies seront matures (pas avant 10 ans), vous pourrez l'utiliser..."

Articles intéressants de la Presse

 

L'écologiste n°20 septembre - octobre - novembre 2006
Article de Corinne Smith
(http://www.ecologiste.org)

Les grandes déclarations du premier Ministre ou du président de l'Assemblée Nationale sur la gravité de la crise climatique sont-elles sérieuses ? le test de vérité est simple : plusieurs sociétés demandent des autorisations pour ... ouvrir de nouvelles mines de charbon en France ! Que vont faire nos gouvernants ? ... lire la suite