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2ème Projet charbon déposé : Projet de VALORCA

Cette présentation est extraite du dossier édité par VALORCA

La société VALORCA (Société en cours de constitution) a déposé une demande de concession de mines du charbon nivernais pour une durée de 50 ans sur le même périmètre que celui de la SEREN.

Cette société dont le président est Daniel CAILLE aura pour actionnaires la société SAS Daniel CAILLE, et le fonds ALOE ENVIRONNEMENT. Cette société s'appuiera pour son développement sur le fonds Sinequanon qui lui-même réunira début 2007 des investisseurs financiers.

Le fonds Aloe Environment détient des participations dans des sociétés allemande (Envirotherm) et chinoise (Longmen Group).

La demande de projet :

- Extraction du grisou (coalbed méthane)  : un titre minier pour le stockage et le captage de ce gaz sera demandé
- Puis exploitation du charbon sous forme souterraine (avec 1 terril) 
- Production d'électricité sur le site en priorité (soit à partir de gaz, soit à partir du charbon) et éventuellement solution de gazéification du charbon

Après lecture du dossier, on en retient :

  - que VALORCA souhaite que le projet de Lucenay/Cossaye soit retenu comme site pilote (des programmes européens sont incitateurs par le financement d'aides directes ou de programmes de recherche)

- que 7 sondages complémentaires sont nécessaires pour préciser les caractéristiques qualitatives, géométriques, hydrogéologiques du gisement. Et dans le même temps exploration de techniques alternatives (coalbed methane, gazéification, combustion in situ, carbochimie, liquéfaction...)

- qu'il existe 2 types d'exploitation souterraine et que le type choisi n'est pas encore défini (2 possibilités) 

          1.  Par soutirage/foudroyage sous bouclier marchant (risques de combustion spontanée du charbon, et cette méthode entraîne des tassements, voire des effondrements très importants en surface et à très court terme)

Cette méthode s'applique particulièrement aux couches épaisses. Dans une telle méthode, le travail s'effectue à l'abri de boucliers surdimensionnés qui protègent le personnel et les équipements. Cette technique a fait ses preuves à Blanzy et est couramment employée en Chine et en Inde notamment. Elle permet des taux de récupération en couche de 70 à 80%.

        2. Par chambres et piliers abandonnés

Cette méthode extrêmement mécanisée, consiste à tracer le gisement par tranches d'environ 4 mètres de haut en laissant des piliers correctement dimensionnés permettant de tenir le toit de la couche. L'évacuation du charbon entre le front d'abattage et les premiers convoyeurs s'effectue par des engins de transport adaptés.

Le taux de récupération de cette méthode diminue avec l'approfondissement, passant d'environ 35% à 250 mètres à 20% à 350 mètres.

Dans le cas de chambres et piliers, l'affaissement ne devrait s'amorcer qu'après quelques années d'exploitation. Cet affaissement pourrait varier de 2 mètres à 12 mètres, en fonction de la puissance des veines de charbon dépilées, et couvrir une superficie d'environ 500 hectares à la fin de l'exploitation, en tenant compte de la règle des 55°

D'autre part, ces deux méthodes peuvent être parfaitement complémentaires.

Pour plus de renseignements sur les techniques d'exploitation

      

Le projet d'implantation de l'exploitation de Lucenay/Cossaye se trouve dans une zone rurale essentiellement agricole et forestière sur laquelle s'est développé un habitat dispersé. La superficie de la concession s'étend sur 22.4 km². Elle est traversée par 2 rivières, l'Ozon et l'Acolin et par six routes départementales.

Le gisement est recouvert par 200 à 330 mètres de terrains stériles.

Dans le cas d'une exploitation souterraine l'emprise des aménagements en surface sera relativement faible, avec des impacts sur la faune, la flore et le paysage peu conséquents. Seule une verse sera nécessaire pour les matériaux provenant du traçage des descenderies et des galeries aux stériles.

Les techniques envisagées engendreront des phénomènes de subsidence ou d'affaissements à plus ou moins long terme. Ces affaissements entraîneront une certaine modification des bassins versants avec création de dépressions pouvant se remplir d'eau et la déstabilisation de constructions et d'aménagements existants.

Les nuisances liées aux vibrations, au bruit et à la pollution de l'air seront très limitées.

L'exploitation concernera en phase 1, la zone d'environ 100 hectares située à l'aplomb du secteur « La Métairie - Le Bois des Membras ». Elle renferme un potentiel d'environ 80 millions de tonnes de charbon. (Production annuelle de 0.9 millions de tonnes) Le gisement se situe à une profondeur moyenne de 250 mètres.

Au-delà de cette phase 1, l'exploitation se développera vers le Sud, secteur « Les Topeaux - Les Membras ».

L'accès au gisement se fera par une descenderie d'environ 2 km de long permettant d'accéder aux panneaux Nord.

L'évacuation du charbon se fera par une seconde descenderie, inclinée à 25°, d'environ 1000 m  de long. Cette descenderie sera équipée d'un convoyeur à bandes.

emprise des travaux souterrains

emprise de l'affaissement potentiel

terril

 

 

 

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